Budget 2025 : salarié·es et retraité·es ne veulent plus payer !
Extraits du communiqué de presse de la CGT du 11 octobre 2024
Le mardi 1er octobre 2024, à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et des organisations de jeunesse, plus de 170 000 personnes ont défilé dans 190 villes de France pour exiger des augmentations de salaire et de pension, l’abandon de la réforme de l’assurance chômage, l’abrogation de la réforme des retraites et le financement de nos services publics.
Le gouvernement de Michel Barnier a présenté son projet de loi de finances et son projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour l’année 2025.
Un effort de 60 milliards !
Dans la continuité du macronisme, ce sont les salarié·es et les retraité·es à qui l’on demande à nouveau de payer l’addition du déficit creusé depuis sept ans au seul bénéfice des grandes entreprises, de leurs actionnaires et dirigeant·es.
Malgré l’affichage de la hausse des impôts pour les plus riches et pour les entreprises, la CGT dénonce des mesures cosmétiques qui servent d’écran de fumée pour cacher de nouvelles décisions austéritaires.
Des coupes dans nos services publics
Le gouvernement a dévoilé les différentes mesures régressives prévues pour atteindre 40 milliards d’économie :
- 5 milliards d’euros d’économies dans les collectivités territoriales
- un solde de 2 200 suppressions de postes dans la fonction publique, qui masque un total de 4 000 suppressions dans l’éducation nationale, alors qu’il en manque déjà des milliers, comme à l’hôpital
- le gel du point d’indice des fonctionnaires en 2024 et en 2025, alors que leurs salaires ont baissé de plus de 18 % depuis 2010, et qu’1 % d’augmentation du point d’indice (2 milliards) ne représente que 2 % des aides publiques aux entreprises
Des économies, il est possible d’en faire !
Il suffit de regarder du côté des aides publiques aux entreprises : chaque année ce sont 175 milliards d’aides publiques versées aux entreprises, sans ciblage, sans condition ni contrepartie, sans évaluation ni contrôle de leur efficacité. C’est un tiers du budget de l’État !
Mais pas sur le dos de notre santé !
Sur le PLFSS, la CGT dénonce des mesures dont les salarié·es et les retraité·es vont être les premières victimes. Alors même que l’on dénombre en moyenne 5 000 fermetures de lits d’hôpitaux par an depuis le COVID, le gouvernement s’attaque de plein fouet aux dépenses de sécurité sociale :
- en baissant le taux de prise en charge des consultations médicales par l’Assurance Maladie de 70 à 60 % alors que leur montant va augmenter
- en baissant le montant des indemnités journalières
Un autre budget et une vraie sécurité sociale sont possibles !
Pour la CGT, il faut un investissement massif dans nos services publics et nos infrastructures pour préparer l’avenir. Pour le financer, la CGT propose une réforme fiscale comprenant notamment :
- le rétablissement des impôts pour les entreprises (impôt sur les sociétés et cotisation sur la valeur ajoutée)
- une taxation dissuasive des dividendes et des rachats d’actions
- le rétablissement de l’impôt sur la fortune
- une meilleure progressivité de l’Impôt sur le Revenu
- la suppression de la TVA sur les produits de 1re nécessité
- la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale (90 milliards annuels)
- la conditionnalité des 175 milliards d’aides publiques annuelles aux entreprises
- l’élargissement de la taxe sur les activités polluantes
Concernant la sécurité sociale, la CGT revendique une sécurité sociale qui réponde intégralement aux besoins et dont les recettes soient assurées par des cotisations. Plutôt que d’empêcher de se soigner ou de pénaliser les retraités, il est possible de revoir les 80 milliards d’exonérations de cotisations, augmentés de 20 milliards depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron.
La CGT rappelle son opposition à la réforme des retraites et à toute mesure remettant en cause les droits des salarié·es, leur protection sociale et leur niveau de vie. Elle appelle les salarié·es à s’organiser en se syndiquant dans les entreprises et les services pour gagner des augmentations de salaire.