Crise à tous les étages !

Réchauffement, dérèglement, changement.

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Voilà pour le thermomètre et la crise écologique que sa hausse engendre. Encore ne faut-il pas tout mettre sur le dos des perturbations climatiques : bien que conséquence des activités humaines, elles ne sont, pour les pertes en biodiversité par exemple, pas la cause mais le révélateur des méfaits sur les écosystèmes des prédations économiques et financières !

Ce qui amène certains à poser cette question : et si la destruction de la nature était nécessaire à la croissance ?

Pour la CGT, c’est au niveau confédéral que la mobilisation se place : dans une tribune parue dans Le journal du dimanche du 19 janvier — la veille du forum de Davos —, son secrétaire général appelait, avec d’autres syndicats et plusieurs associations environnementales comme GreenPeace France ou ATTAC, à une transformation profonde des façons de produire et de consommer. Pour des projets de société plus égalitaires, démocratiques et fondés sur la justice sociale et la préservation des ressources de notre planète !

Sans précédent, exceptionnelle, majeure : là, ce sont les adjectifs employés pour la crise sanitaire (scolytes, dépérissements et dégâts collatéraux…) qui a touché les forêts de façon encore plus aiguë en 2019. Même réflexion ici : est-ce que la sylviculture pratiquée jusqu’alors peut être mise en cause ?

Oui, disent certains, comme Pro Silva : « il nous semble évident que certaines pratiques forestières ont aussi une grave responsabilité dans la situation dramatique actuelle que traverse la filière forêt/bois ».

La CGT-Forêt, avec le collectif SOS Forêt France, participe aux réflexions et aux actions visant à élaborer et à faire adopter une autre vision de la gestion forestière.


Transition, transformation, refondation : voilà les éléments de langage employés pour les crises qui touchent l’ONF. Crise structurelle pour son modèle économique et… crise existentielle pour le reste, avec l’apparition d’une raison d’être à trouver comme élément fondamental d’un futur plan stratégique ! Crise managériale aussi… dont les origines, plus que la création de l’ÉPIC, remonteraient plutôt à ce New Public Management qui, dès 1987, entend s’inspirer des entreprises privées pour rationaliser les services publics !

Avec l’intersyndicale public / privé, la CGT-Forêt est et sera toujours présente pour combattre les suppressions de postes et cette privatisation qui se concrétise avec déjà les modifications du code forestier projetées par la direction.