Sémites, antisémites...
Quelques précisions sur la situation au Moyen-Orient et sur le vocable « d’antisémite » :
Tout d’abord il faut préciser que la haine de l’autre, celui qui pense différemment, celui qui vient d’ailleurs, celui qui est différent par sa couleur de peau, n’est que pur racisme, heureusement puni par la Loi.Seuls les tenant de l’extrême droite en font leurs choux gras pour mieux asservir ceux qui les croient.Seconde remarque préliminaire, il faut distinguer ce qui relève des origines ethniques de ce qui relève des religions et autres croyances.
Seconde remarque préliminaire, il faut distinguer ce qui relève des origines ethniques de ce qui relève des religions et autres croyances.
– Les Sémites :
« Sémite » est une description ethnique désignant à l’origine les peuples parlant des langues sémitiques. Les locuteurs des langues sémites au 1er siècle avant J-C couvrent une grande partie du Moyen-Orient à partir des actuels Liban et Jordanie jusqu’au Sud de la Péninsule arabique avec le Yémen et Oman, ainsi que la Corne de l’Afrique avec l’Érythrée et l’Éthiopie.
Les Sémites comprennent principalement les Araméens, les Hébreux, les Arabes, les Amhariques, les Tigrigna et divers peuples environnants.
Si « musulman » est une description religieuse, la confusion vient du fait que « juif » est à la fois une description ethnique et religieuse. Il existe cependant de nombreux Juifs non sémites, notamment des convertis d’autres ethnies en provenance d’autres pays du monde.
L’antisémitisme n’est donc du racisme que lorsqu’il est basé sur des origines ethniques.
Ce n’est pas le cas des « convertis » que sont les Juifs aux origines ethniques d’autres contrées que celles des Judéens, Cananéens, ou Hébreux de Palestine et du Liban, tel que le 1er Ministre actuel d’Israël aux origines polonaises dont le vrai nom est Benjoin Milewkowski.
Israël interdit d’ailleurs les recherches à partir de test génétiques car seul 5 à 10 % de Juifs sont d’origine locale palestinienne, et sont donc sémites, les autres (plus de 90%) ne le sont pas.
(Par Rafy — Travail personnel, Domaine public, Carte des locuteurs de langues sémitiques au Ier siècle av. J.-C.
https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=144251965 )
Les Hébreux :
Entre 2000 et 1750 avant J. -C., des tribus semi-nomades venant du désert syro-arabe et de la Mésopotamie pénètrent en pays de Canaan (la Palestine antique). L’origine des Hébreux est à chercher parmi ces hommes du désert. Selon la Bible, Abraham, originaire de Mésopotamie, rejoint la Palestine par la Syrie.
Toujours d’après la Bible, les Hébreux sont d’abord la famille d’Abraham, venu de Mésopotamie. Après avoir vécu en Canaan sous la conduite des patriarches, ils en sont chassés par une famine et se fixent en Égypte ; ils y deviennent un peuple bientôt asservi. Sortis d’Égypte vers le XIXe siècle (1900) avant J-C.
Vers 1760 avant notre ère, un petit clan conduit par Abraham quitte Sumer et vient s’installer en Canaan, entre le Jourdain et le littoral méditerranéen. En 135 après J.-C., à l’issue d’une guerre sans merci contre l’Empire romain, l’État juif antique disparaît. L’histoire des Hébreux est celle d’une existence politique qui s’étend entre ces deux dates, sur une période de deux millénaires.
Au XIXe siècle, les premiers travaux des exégètes ont conduit à douter de l’historicité d’Abraham. De nos jours, une meilleure connaissance du Moyen-Orient, reposant pour partie sur les découvertes archéologiques – notamment à Byblos, Ras Shamra (Ougarit), Mari, Our et Nouzi (près de Kirkuk) – qui élargissent et confirment les récits bibliques, restitue à ce récit de la Genèse une assise historique. Ainsi la pérégrination d’Abraham s’inscrit dans le vaste déplacement des Amorites, observé au début du IIe millénaire avant J.-C.
On appelle Juif tout descendant du peuple sémitique qui vivait en Palestine durant l’Antiquité et qui portait le nom d’Hébreu, quant au terme juif, il s’agit d’une religion, au même titre que musulman ou catholique.
La critique d’une religion en France n’est pas interdite, la critique des origines ethniques l’est.
Le judaïsme est historiquement la première des trois grandes religions monothéistes (judaïsme, christianisme, islam) à avoir professé la foi en un Dieu unique, qui s’est révélé pour la première fois au patriarche biblique hébreu Abraham.
Aborder l’histoire des Hébreux, c’est rencontrer deux difficultés majeures ; d’une part quel crédit l’historien peut-il accorder à des affirmations religieuses ? D’autre part, entre la vision chrétienne et celle des juifs, laquelle retiendra-t-on ?
(Précisions sur les Hébreux : https://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/H%C3%A9breux/123426)
Les Palestiniens :
Au-delà de la période préhistorique, le premier peuple connu à avoir occupé les territoires entre la méditerranée et le Jourdain s’appelle les « Cananéens » (ancêtres des Palestiniens d’aujourd’hui).
Si l’on admet que les Palestiniens sont des Cananéens, qui sont eux-mêmes des Arabes, on peut alors affirmer que les Juifs originels appartiennent à la famille Arabe et ce, dès le Ier millénaire, avant les grandes migrations.
Quant au sionisme :
Le sionisme est une doctrine politique raciste et coloniale qui prône un État juif d’où sont exclus tous les non-juifs, de gré ou de force. Les sionistes agissent pour le rétablissement du Royaume d’Israël antique qui s’est éteint en l’an 135 quand les Romains ont interdit aux juifs d’habiter Jérusalem et la Judée, il ne restait alors que 5 % de la population palestinienne de religion juive dont les nuances ne s’opposaient pas aux Romains. Cette idée inclurait alors le Liban, un tiers de la Syrie, une partie Est du Sinaï égyptien, la Jordanie et peut-être une petite partie de l’Arabie Saoudite.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a déclenché un tollé public et réécrit l’histoire lorsqu’il a affirmé lors du Congrès sioniste mondial en 2015 qu’Hitler voulait seulement expulser les Juifs et que ce serait le Grand Mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, qui aurait planté l’idée de l’extermination des Juifs européens dans l’esprit d’Adolf Hitler. Cette affirmation a été rejetée par la plupart des spécialistes de l’Holocauste acceptés. Dans un discours au Reichstag le 30 janvier 1939, Hitler évoque déjà « une extermination de la race juive ».
La véritable histoire est écrite le 7 août 1933, le mouvement sioniste a conclu avec l’Allemagne hitlérienne un accord de « transfert », désigné sous son terme hébreu de « haavara ». Le régime nazi y gagnait un précieux moyen de contourner la campagne de boycott international que sa politique antisémite avait suscitée. L’Agence juive supervisait un « transfert », à la fois de personnes et de capitaux, vers la Palestine sous mandat britannique, où les immigrants juifs récupéraient la valeur de leurs biens placés en Allemagne sur un compte séquestre et réalisés en contrepartie de produits allemands d’exportation. Le mouvement sioniste, devenu la seule organisation juive autorisée en Allemagne nazie, put ainsi « transférer » environ 53 000 juifs vers la Palestine, les soustrayant de ce fait aux persécutions.
Alain Pouchol (ancien responsable de la Fédération des Mutuelles de France) dans un débat avec un autre militant :
« Je reviens sur la perte de sens de l’anti-sémitisme.
Il est vrai que l’étymologie qui assimile juifs et arabes sous le terme « sémite » bien qu’exacte n’a plus de sens aujourd’hui.
Pour autant est-ce une bonne chose ?
Je reviendrais ensuite sur cette interrogation, mais avant il faut voir que cette perte de « sens communs » entre juifs et arabes s’explique par une définition liée au nazisme et ses dramatiques conséquences :
Antisémitisme : « Attitude, doctrine d’hostilité systématique envers le peuple juif ».
Cet usage massif du terme antisémitisme lié aux seuls juifs est du même coup une exclusion des autres peuples sémites. Je comprend parfaitement, la chose est en accord avec ce choix lié aux souffrances inacceptables de cette catégorie d’humains ayant fait le choix de la Judéité.
Mais le Sionisme n’est pas la Judéité. Un très grand nombre de juifs de par le monde ont DES L’ORIGINE contestés, ce mouvement politique et idéologique, lequel n’a pu s’établir, construit un État qu’à l’aide d’une conjonction politique internationale à un moment très particulier de lutte entre différents impérialismes.
Cette extrême droite Israélienne qui aujourd’hui veut pousser jusqu’au bout l’idéologie Sioniste en chassant tous les palestiniens hors des frontières de la Palestine, et donc effacer le peuple Palestinien est d’une violence inouïe et, ajouterais-je à titre personnel, d’une violence toute aussi puissante a l’égard de la diaspora juive du monde entier.
Les seules solutions aujourd’hui pour dépasser ce problème sont d’une part de convaincre le peuple d’Israël que l’issue ne se trouve pas dans la poursuite des actes criminels qui ne régleront rien, mais dans le changement de gouvernement ; sortir les ultra sionistes au profit de vrais patriotes israéliens ayant comme ligne de vivre en paix avec leurs voisin disposants eux aussi d’un État dûment reconnu par eux même et réciproquement.
Pour moi s’opposer au Sionisme (et je fais retour sur mon interrogation précédente), c’est construire deux États SÉMITES vivants ensemble.
Les plaies ne vont certes pas cicatriser tout de suite, mais lorsque je pense aux juif allemand de retour dans leurs pays, pour ceux qui ont survécus, (j’en ai connus quelques uns en RDA, puis après la chute du mur) je me dis que ce n’est pas utopique d’imaginer que les cicatrices s’estompent avec le temps au fil des générations.
Mais si le Sionisme tel que décrit, dans sa politique jusqu’au-boutiste actuelle perdurait alors, à l’images des croisades cette région souffrira pendant cent ans.
Voilà mon ami pourquoi, ( tout en comprenant ton soucis de ne pas effacer Israël de la carte, ce que je ne souhaite pas non plus et je ne suis pas le seul, y compris chez les Palestiniens ), je pense qu’il est important de distinguer les juifs du sionisme. »