"Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique"

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Joëlle Zask — {{}} — Éditions Premier Parallèle, 208 pages, 17 €

« Les mégafeux, ces incendies hors norme comme ceux qui ont ravagé l’Amazonie, sont désormais une réalité planétaire : la protection de nos forêts exige de retrouver un rapport de bonne intelligence avec la nature », plaide la philosophe Joëlle Zask. C’était dans un entretien au journal Le Monde du 8 octobre, après la publication de Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique.

À la question « Il y aurait donc de mauvaises forêts ? », elle répondait : « le développement des forêts industrielles résulte de l’enfermement capitaliste dans une logique d’accumulation. J’entends là aussi bien celle du secteur privé que les différentes formes de capitalisme d’État que nous avons connues. Sur le fond, il n’y a pas de vraie différence entre les deux, plutôt une compétition. Le « capitalocène » est ici en cause. Ce système productiviste, et les structures psychiques d’avidité qui l’inspirent, ne recherche ni les équilibres écologiques, ni la frugalité, ni le respect mutuel qu’exigent les relations entre les êtres humains et la nature. »