L’impérialisme aujourd’hui

Plus que jamais d’actualité !

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Ce terme est aujourd’hui dévoyé, en particulier par les médias qui refusent la définition marxiste de V.I.Lénine en 1916 (« stade suprême du capitalisme »), mais aussi par certains « politiques » conscients de sa définition qui signifie oppression et domination d’un État sur d’autres, mais aussi en interne : domination de la classe capitaliste sur les classes qui vendent leur force de travail.
L’impérialisme se définie par un lieu, en général une Nation forte militairement, qui se constitue des colonies, principalement pour des raisons économiques d’appropriation des richesses locales, mais aussi pour le maintien du système capitaliste d’enrichissement privé. L’ensemble forme un Empire souvent composés d’États dont les dirigeants sont mis en place (et changés !) par la Nation dirigeante.
Parmi les Empires, on peut citer l’Empire britannique au 19e siècle, l’Empire allemand (ou Prussien) à partir de la fin du 19e siècle avec la guerre de 1870 contre la France qui se poursuivra par la première guerre mondiale de 1914-18, l’Empire russe de Pierre 1er dit le Grand nommé Empereur de toutes les Russies, mais aussi l’Empire français créé (officiellement) par Napoléon avec des possessions en Asie, au Moyen-Orient, et surtout en Afrique où l’on parle de néo-colonialisme encore aujourd’hui.
Le capitalisme est un système économique reposant sur la propriété privée des moyens de production dont l’objectif premier est la recherche du profit et de l’accumulation des richesses par certaines personnes. Cette recherche du profit peut conduire les capitalistes à s’affranchir de la concurrence qui caractérise l’économie de marché.
Le capitalisme s’enrichit grâce à l’appropriation maximum du travail de ceux qui ne disposent pas des moyens de production et qui vendent leur force de travail ou de savoir. Mais c’est aussi grâce à l’héritage, qui bénéficie aux mêmes riches, lesquels deviennent des milliardaires qui dirigent des pans entiers de la vie quotidienne de tous, dont les médias qui participent au maintien des (soi-disant) bienfaits du capitalisme dit « libre ».
Le fait est que les régimes politiques capitalistes sont maintenant entrés en concurrence mondialement et (re) forment des blocs impérialistes à la suite de la seconde guerre mondiale et surtout depuis les années 1950.
Aux USA, dès 1823, le Président américain James Monroe déclarait que les pays européens ne doivent plus intervenir sur le continent américain et que les États-Unis s’engagent à ne pas se mêler des affaires européennes, un principe connu par la suite sous le nom de doctrine Monroe. En 1904, le Président Théodore Roosevelt va plus loin et estime que cette doctrine peut pousser les États-Unis « à exercer un pouvoir de police international » sur l’ensemble du continent. C’est la doctrine validée et mise en œuvre par l’actuel Président Trump.
L’Impérialisme est intrinsèquement lié au colonialisme dans le but de s’accaparer les richesses de pays soumis par la force s’il le faut. En France, le premier espace colonial est constitué à partir du XVIe siècle, il comprend des territoires nord-américains (Canada, Louisiane), quelques îles des Antilles et des établissements en Inde et en Afrique. Il était le plus grand empire colonial du monde après l’Empire espagnol implanté surtout en Amérique centrale et du Sud. Si la France a été plus ou moins contrainte de rendre aux populations locales leur Pays en créant des guerres dans les années 1950-60, elle poursuis sa domination par ce que l’on nomme le néo-colonialisme en Afrique, en particulier avec le Franc CFA mis en place par De Gaulle en 1958.
On ne parle pas « d’Empire » Nord américain, mais depuis 1945 et la fin de la seconde guerre mondiale, les USA sont intervenus par tous les moyens (jusqu’aux assassinats) 24 fois dans les pays d’Amérique latine pour changer les Présidents ou les dirigeants des pays : Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua, Panama, Haïti, République Dominicaine, Grenade, Guyana, Brésil, Bolivie, Chili, et dernièrement Venezuela.
On présente dans le « monde » capitaliste très souvent l’Union Soviétique devenue la Russie, comme une puissance impérialiste. Si cela a été le cas dans la Russie des Tzars, on peux accuser ce régime d’autoritarisme, mais jamais il n’a fait changer par la force les dirigeants d’autres Nations et jamais il n’a colonisé un autre pays comme l’a par exemple fait la France.
Quant à l’épisode Ukrainien (qui n’est pas l’objet de cet article) il faut se pencher sur la période de la chute de l’Union Soviétique et de sa division en pays indépendants pour comprendre la situation qui s’est envenimée après les attaques de l’armée ukrainienne contre les populations russophones (traditions et linguistique) en février 2014. Aujourd’hui la proportion de russophones en Ukraine est formée des Russes russophones (environ 20 %), des Ukrainiens ukrainophones (environ 45 %) et des Ukrainiens russophones (environ 30 %).

Références : Le Robert, Larousse, Vie publique, Wikipédia, Brief.me, Google


Quelques définition et informations :


Le Robert :

Politique d’un État visant à réduire d’autres États sous sa dépendance politique ou économique.
L’impérialisme britannique au xixe siècle.
Synonymes : colonialisme


Larousse :

1. Phénomène ou doctrine d’expansion et de domination collective ou individuelle.
Synonymes :
colonialisme - expansionnisme
• 2. Domination culturelle, économique, militaire, etc., d’un État ou d’un groupe d’États sur un autre État ou groupe d’États.
• 3. Selon les marxistes, phase supérieure de développement du capitalisme qui s’assure, par une politique d’expansion économique, politique et militaire, la dépendance économique et politique de populations ou d’États.


Vie publique :

Qu’est-ce que l’impérialisme ?
• L’impérialisme symbolise historiquement la domination et le contrôle exercés par des États sur d’autres. 
• Volonté d’expansion, contrôle des ressources, prestige international, les conquêtes violentes de territoires se sont multipliées lors des vagues de colonisation. 
• L’impérialisme se manifeste aujourd’hui par la volonté de certains États d’être en position de domination économique, technologique et culturelle.

1 Que recouvrait initialement la notion d’impérialisme ?
L’impérialisme désigne un processus de contrôle ou de domination d’une entité sur d’autres populations ou territoires. Il est lié à la notion d’empire, forme d’organisation politique née dans l’Antiquité. 
La notion d’impérialisme a été développée par l’économiste John Atkinson Hobson qui, dans son livre Imperialism. A Study (1902), en critiquait la version britannique. Historiquement, l’impérialisme désigne notamment la politique d’expansion militaire des États européens à travers la conquête coloniale. 
Souvent justifiés au nom d’une mission civilisatrice et moteurs d’une certaine universalisation des valeurs, les empires mènent en fait des politiques de prédation, d’exploitation des ressources et sont un outil de prestige sur la scène internationale. À ce titre, ils ont été combattus par des nationalismes menant aux indépendances.

2 Comment la notion d’impérialisme a-t-elle évolué ?
Au-delà de l’expansion militaire, la notion d’impérialisme a progressivement été étendue aux domaines économique, politique, ou encore culturel. Avec le processus de décolonisation, le terme est également utilisé pour décrire le "néo-colonialisme", c’est-à-dire la poursuite de la domination des anciennes colonies par de nouveaux moyens, notamment économiques et commerciaux.
Aujourd’hui, l’impérialisme est connoté péjorativement en même temps qu’il semble s’être dilué : il n’est plus seulement territorial, mais désignerait une hégémonie dans les domaines de l’économie, de la technologie ou de la culture.
La lecture marxiste de l’impérialisme 
L’un des principaux courants des théories internationales dénonçant l’impérialisme est le marxisme. 
Dans son sens marxiste, l’impérialisme – soit le partage du monde entre grandes puissances – guide les relations internationales. Reliant expansion territoriale et système de production économique, Lénine fait de l’impérialisme le stade suprême du capitalisme. Johan Galtung revisite la problématique de la domination à travers la proposition d’un monde composé de nations du centre et de nations de la périphérie. Pour lui, l’impérialisme ne s’appuie pas forcément sur une violence armée mais sur une violence structurelle.


Wikipédia :

L’impérialisme ou expansionnisme est une stratégie et doctrine politique de conquête, visant la formation d’un empire ou d’une domination. Elle peut s’appuyer sur une justification historique, sur le nationalisme ou l’idée d’une menace extérieure comme dans le cas de l’eurasisme, ou encore sur l’idée d’une mission civilisatrice comme dans le cas des anciens empires coloniaux européens.
Pour John Atkinson Hobson, la nouveauté dans l’impérialisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, c’est qu’il n’est plus lié à l’idée d’un empire couvrant le monde connu, comme c’était le cas dans le cadre de la Pax Romana. Au contraire, à la suite de la montée du nationalisme au XIXe siècle, cet impérialisme donne lieu à une lutte entre empires concurrents (Empire allemand, Empire britannique, Empire russe, Empire français…).
Sur le plan économique, l’impérialisme est alors de nature protectionniste et s’oppose au libre-échange. Par ailleurs, ses liens avec certaines formes de capitalisme (un système économique, politique et social fondé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange) monopolistique sont mis en avant par de nombreux auteurs marxistes. De nos jours, ce terme est employé de façon large pour désigner tout rapport de domination établi par une nation ou pays sur un ou plusieurs autres pays.

Carte du royaume de Prusse vers 1900. L’impérialisme prussien avait une nature militariste, associant les titres nobiliaires aux grades de commandement.
Origine et évolution du terme
Le terme est employé en français à partir des années 1830 pour qualifier une doctrine favorable à la politique de conquête territoriale de Napoléon Bonaparte. Dans les années 1840, il sert aux historiens français à qualifier le système de gouvernement et de domination de l’Empire romain, sens que lui donne Jules Michelet dans son journal dix ans plus tard quand il analyse l’Empire colonial britannique.
L’impérialisme chez Hobson
John Atkinson Hobson emploie le terme pour la première fois en 1902 dans un livre intitulé Imperialism. L’auteur y analyse les forces et les facteurs économiques moteurs de l’impérialisme et certains de ses prolongements politiques. Il fait une distinction entre le colonialisme (qui s’applique, pour lui comme pour les Anciens Grecs, à des territoires peuplés d’émigrants de la société mère comme l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande), et l’impérialisme, c’est-à-dire l’« annexion pure et simple de territoires sans volonté d’intégration » telle qu’elle a été mise en œuvre à la fin du XIXe siècle. Par ailleurs, Hobson développe l’idée selon laquelle la politique impériale développée par le Royaume-Uni durant tout le XIXe siècle et notamment depuis les années 1870, s’expliquait par la volonté d’un groupe restreint d’investisseurs et d’aristocrates britanniques de défendre leurs propres intérêts économiques, sans réellement tenir compte de ceux de la nation britannique. C’est donc la situation économique de la métropole qui serait à l’origine de l’expansion impériale. Sur le plan politique, il estime que l’impérialisme est foncièrement anti-libéral. En effet, les territoires conquis sont administrés de façon centralisée sans tenir compte de la volonté des populations. Il s’ensuit que pour lui, il s’agit d’une tyrannie. Or, cette tyrannie exercée par des fonctionnaires et des militaires anglais peut contaminer toute la société britannique et menacer la démocratie.
Les débats autour de l’analyse de l’impérialisme par les marxistes
Des auteurs marxistes, principalement Rudolf Hilferding, Rosa Luxemburg, et Lénine avec son ouvrage L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme (1916), reprennent le terme de Hobson et le popularisent. Dans le cadre de la théorie marxiste, l’impérialisme correspond à un stade de développement historique du capitalisme, et répond à une logique essentiellement économique et non pas politique. Lénine, dans son ouvrage, propose cinq caractéristiques centrales de l’impérialisme :
1. Concentration de la production et du capital parvenu à un degré de développement si élevé qu’elle a créé les monopoles, avec un rôle décisif dans la vie économique
2. Fusion du capital bancaire et du capital industriel, et création sur la base de ce capital dit financier , d’une oligarchie financière
3. L’exportation des capitaux , à la différence de l’exportation des marchandises, prend une importance toute particulière
4. Formation d’unions internationales monopolistes de capitalistes se partageant le monde
5. Fin du partage territorial du globe entre les grandes puissances capitalistes
L’impérialisme est le moyen de faire face à la baisse tendancielle du taux de profit en étendant l’exploitation dans le monde colonial. Lénine analyse ainsi la Première Guerre mondiale comme le produit de la lutte entre capitalistes pour l’appropriation des colonies. Au cœur de ce stade de développement du capitalisme, on trouve, après la concentration ayant eu lieu au XIXe siècle, le « grand capital », largement contrôlé par les banques et la finance selon Lénine.
À partir de 1960 et notamment sous l’impulsion des mouvements de libération nationale et anti-coloniaux, de nouvelles théories marxistes analysent l’impérialisme et le tout jeune néocolonialisme. Les défenseurs de ces théories, par exemple Samir Amin ou Arghiri Emmanuel, s’opposent à certains points de la définition traditionnelle léniniste de l’impérialisme, notamment sur l’idée que l’exploitation des pays du Sud Global (ou du Tiers monde) se reposerait essentiellement sur la balance négative des capitaux vers les pays riches. Selon eux cette exploitation résiderait dans l’échange inégal en place entre pays exploiteurs et exploités. Ces tendances marxistes se basent, généralement, sur les travaux de Immanuel Wallerstein autour de la théorie des Système-mondes, retraçant l’histoire du capitalisme autour de la contradiction centrale entre le coeur du capitalisme (center ou core, càd les pays impérialistes) et sa périphérie (periphery) exploitée. Ces marxistes analystes de l’impérialisme depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale peuvent être regroupés sous le terme de l’école de la Théorie de la dépendance.
Cette thèse n’a cessé de faire l’objet de vives critiques. En particulier, de très nombreux auteurs ont contesté l’idée que la finalité de l’impérialisme soit avant tout économique. Un des premiers critiques de cette théorie, Joseph Schumpeter défend, par exemple, l’idée qu’il faut voir dans l’impérialisme un phénomène de nature sociologique. Il insiste ainsi sur l’importance de l’aristocratie, notamment les Junkers en Allemagne, dont la position sociale est fondée sur le contrôle de ressources politiques, l’exploitation de richesses terriennes locales et la domination des métiers des armes. C’est plutôt dans cet habitus guerrier, entré en synergie avec l’appareil de l’État moderne, que Joseph Schumpeter situe l’impulsion première de l’impérialisme.


Brief.me

L’interventionnisme des États-Unis en Amérique latine

À l’origine

Les dates clés
1961
Tentative de renversement d’un régime communiste
Le 17 avril 1961, près de 2 000 combattants débarquent dans la baie des Cochons, une plage de Cuba, dans le but de renverser le gouvernement communiste dirigé par Fidel Castro. Ces combattants sont des exilés cubains recrutés par la CIA et entraînés par celle-ci dans des camps en Floride, au Guatemala et au Nicaragua, expliquent plusieurs historiens dans l’encyclopédie Universalis. En quelques jours, ils sont défaits par l’armée cubaine et des miliciens. La majorité sont faits prisonniers. À cette période, le principe émis par Theodore Roosevelt en 1904, appelé « corollaire Roosevelt », est appliqué par les États-Unis avec « des interventions musclées à chaque fois qu’un gouvernement progressiste accède au pouvoir », explique l’historien Jean-Jacques Kourliandsky dans une interview au Monde en 2023. Lors de certaines interventions, la CIA organise un soulèvement de putschistes, comme au Guatemala en 1954. Dans d’autres cas, des troupes américaines sont déployées sur place, comme en République dominicaine en 1965.

1989
Les États-Unis capturent le dirigeant du Panama
En décembre 1989, plus de 30 000 soldats américains débarquent au Panama pour enlever le dirigeant du pays, Manuel Noriega (gauche), que les États-Unis accusent de trafic de drogue. Alors commandant des armées, il avait pris le pouvoir en 1983 après la démission du président. Après avoir collaboré avec la CIA, il a peu à peu cessé d’être un allié des États-Unis. L’opération fait plus de 300 morts parmi les soldats et plusieurs milliers parmi les civils, racontent des historiens dans l’encyclopédie Universalis. Après cette intervention, la diplomatie américaine connaît « une évolution substantielle avec l’abandon de la méthode unilatérale et coercitive », souligne l’historien Boris Le Chaffotec en 2014 dans la revue Histoire, économie et société. Ce changement s’explique selon lui par une « réorientation stratégique » après « la disparition de l’ennemi communiste » avec l’effondrement de l’URSS. Une opération en Haïti en 1994 sera la seule intervention militaire des États-Unis en Amérique latine au cours des décennies qui suivent.

1998
Déclassification des opérations de la CIA
En 1998, le cabinet du président américain Bill Clinton déclassifie des milliers de documents secrets sur le Chili. Ils contiennent des preuves de l’implication des États-Unis dans le renversement du président Salvador Allende (gauche) en 1973, qui a mené à la dictature militaire d’Augusto Pinochet jusqu’en 1990, et du soutien américain à ce régime autoritaire. La décision de déclassifier ces documents est due à l’arrestation d’Augusto Pinochet au Royaume-Uni en 1998 et à « la pression publique », explique le site de l’université américaine Cornell dans une note qui accompagne les archives. En 2005, l’historien américain John Coatsworth établit un recensement des interventions des États-Unis en Amérique latine ayant abouti à un changement de régime. Entre 1945 et 2000, il compte sept interventions directes par l’armée ou les services de renseignement et 17 interventions indirectes avec un soutien aux putschistes.

2019
La doctrine Monroe « bien vivante »
« La doctrine Monroe est bien vivante », déclare en avril 2019 le conseiller américain à la sécurité nationale John Bolton. En 2017, au début de son premier mandat, le président américain, Donald Trump, avait mentionné la possibilité d’une opération militaire contre le gouvernement vénézuélien. Au début de son second mandat, Donald Trump renforce son discours interventionniste, en déclarant en décembre 2025 que « les États-Unis réaffirmeront et appliqueront la doctrine Monroe afin de rétablir la prééminence américaine » sur le continent américain. Il rompt ainsi avec la présidence de Barack Obama, dont le secrétaire d’État (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères) avait affirmé en 2013 que la doctrine Monroe était « révolue ». Le politologue Alexander Main nuance néanmoins cette posture affichée sous Barack Obama en estimant, dans un article de 2018 dans la Revue internationale et stratégique, que les États-Unis ont maintenu « une forte influence au sein des forces militaires latino-américaines » avec des programmes de formation.

Un cigare, un stylo et une combinaison de plongée empoisonnés