Déclaration de la CGT Forêt à l’AG APAS
L’Assemblée Générale de l’Association Pour l’Action Sociale à l’Office national des forêts (APAS-ONF) s’est tenue du 27 au 29 juin 2023. Ci-dessous, l’intervention de notre syndicat dont les 2 administrateurs se retrouvent aux postes clés depuis trois ans et demi.
DEPUIS plusieurs années, la gouvernance de l’APAS n’est pas chose facile ! Il a fallu l’implication sans faille des différents mandataires de la CGT-Forêt pour surmonter les épreuves, composer, négocier au mieux, toujours dans l’intérêt des bénéficiaires des activités ou des aides sociales et tout en gardant
l’esprit apasien.
Toutes les décisions prises par nos mandataires à l’APAS l’ont été en accord avec la commission exécutive de notre syndicat.
La CGT-Forêt maintient sa vision de l’action sociale pour un équilibre harmonieux entre vie privée et vie professionnelle, pour favoriser l’ouverture d’esprit ainsi que la relation aux autres.
Elle a, à son dernier congrès, reprécisé sa plate-forme revendicative sur le sujet :
- arrêt des ventes immobilières
- un plan de rénovation d’ensemble du parc immobilier faisant l’objet d’attributions de séjours de vacances gérées par l’APAS
- le développement de ce parc à partir des maisons forestières inoccupées dans le cadre des besoins du service,
- une collaboration entre l’APAS et les CSE, pour permettre une meilleure égalité entre les différents statuts de personnels, occupant parfois des postes similaires,
- la prise en compte par l’action sociale de besoins nouveaux (notamment en direction des personnes retraitées et de celles atteintes de handicaps),
- un accès pour tous aux vacances, aux loisirs, au sport et à la culture
- une APAS-ONF qui ne devienne pas un simple « guichet de consommation » en termes de loisirs, mais qui développe un esprit mutualiste et coopératif et qui s’ouvre sur l’éducation populaire et sur des activités collectives permettant de garder du lien social.
La CGT-Forêt soutient le fait d’octroyer aux différentes régions un financement assis sur le nombre d’ayant-droit (incluant les retraité-e-s) afin de respecter une certaine équité entre les régions, et de définir un taux de subvention par activité.
Cette gestion de l’action sociale est très contrainte, car assise sur un montant de subvention décidé par la DG, au regard du nombre de personnels de droit public en activité (ce nombre est en diminution constante), alors que les personnels de droit privé ont une subvention à hauteur de 1,3% de la masse salariale brute. Au vu des effectifs, la subvention de l’APAS serait de l’ordre de 0,6 à 0,7% de la masse salariale des fonctionnaires.
Et la masse salariale ne diminue pas autant que le nombre de postes car celui des Cadres et des Managers augmente !
Une subvention assise sur la masse salariale entraîne de fait une solidarité entre les personnels, puisque les mieux payés permettent un meilleur montant de subvention...
C’est le principe même de l’action sociale.
La CGT confédérale revendique un taux de 3% de la masse salariale brute.
À l’ONF, la CGT-Forêt revendique dans un premier temps un alignement sur les droits privé : c’est un prérequis nécessaire à une politique sociale permettant une égalité entre les divers personnels.
La CGT-Forêt s’est toujours positionnée pour un rapprochement des structures d’action sociale des
personnels de droit public (APAS) et des personnels de droit privé (CSE) afin d’offrir les mêmes droits et les mêmes propositions d’activités à tous les personnels de l’ONF.
La CGT-Forêt réaffirme son attachement à l’APAS et sa confiance dans ses administrateurs.
L’APAS n’est pas un milieu fermé au sein de l’ONF, c’est d’abord et avant tout une association avec un
mode de fonctionnement représentatif et démocratique, en prise directe avec la réalité et ses difficultés.
L’intersyndicalité au sein de l’APAS exprime ce fonctionnement pluriel, où toutes les organisations
syndicales doivent s’investir et se partager les différentes responsabilités
- notamment sur les présidences de commissions
- et effectuer les tâches assignées dans un esprit d’efficacité, de partage et de communication.
Le dialogue doit donc en être un facteur essentiel, pour faire rimer compréhension avec négociation,
passion avec raison.
L’APAS doit être en mesure de travailler dans de bonnes conditions, afin d’apporter aux personnels
et à leurs familles bien-être et mieux-vivre !